Irumu : des retournés sans assistance à Kabarole, un SOS lancé

Depuis quelques temps, des habitants de plusieurs villages du groupement Kabarole, en chefferie des Bahema d’Irumu, autrefois en déplacement, sont retournés dans leurs milieux d’origine. C’est suite à une situation sécuritaire relativement calme actuellement dans cette partie du territoire d’Irumu.

L’autorité coutumière locale, évoque cependant la vie précaire de ces retournés qui manquent non seulement des vivres, mais aussi d’abris, vu que lors des attaques des groupes armés, d’autres avaient perdu leurs maisons qui ont été incendiées.

«[•••] Actuellement, il y a 8.476 ménages des retournés, ils vivent dans des conditions difficiles, car ils manquent une assistance humanitaire, certains n’ont pas des moyens nécessaires pour la survie [•••]», révèle David Mbafumoja, chef du groupement Kabarole.

Dans une interview accordée à la presse le lundi 8 juillet, il a lancé un SOS aux autorités compétentes et aux organisations humanitaires de venir en aide à ces personnes dépourvue de tout.

Par ailleurs, M. David Mbafumoja exhorte sa population retournée à continuer avec l’agriculture et l’élevage pour leur survie. Mais aussi la paix, la cohabitation pacifique doit caractériser ces habitants pour maintenir la sécurité dans cette partie de la chefferie des Bahema d’Irumu, a t-il plaidé.

Depuis 2020, des tensions intercommunautaires notamment entre les communautés Hema et Bira avaient embrasé cette partie de l’Ituri, poussant ainsi la population à fuire à des endroits supposés mieux sécurisés dont en ville de Bunia,… Les efforts ont été conjugués par la suite, pour rétablir l’autorité de l’état et permettre aux habitants de regagner leurs milieux d’origine.

Moïse Ulang’u

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